Le matériel swimrun : ce qu'il faut, ce qui est interdit, et dans quel ordre l'adopter
Combinaison, plaquettes, pull-buoy, chaussures, corde : le matériel swimrun utile, ce que le règlement ÖTILLÖ autorise, et dans quel ordre l'adopter.
Le swimrun se court avec tout son matériel du départ à l'arrivée : on nage en chaussures, on court en combinaison, et rien ne se dépose en chemin. Le choix de l'équipement n'est donc pas un détail de confort, c'est une partie de la performance et, souvent, la première cause d'abandon des débutants (combinaison qui frotte, chaussures qui gardent l'eau, plaquettes qu'on perd).
Voici l'essentiel, ce que dit le règlement de référence (ÖTILLÖ, que la plupart des courses françaises reprennent en grande partie), et surtout comment l'apprivoiser pendant la préparation.
Ce que dit le règlement ÖTILLÖ
Les courses du circuit ÖTILLÖ, et la majorité des épreuves en France, appliquent des règles simples et strictes. Vérifiez toujours le règlement de votre course, mais voici la base :
- Équipe de deux, jamais à plus de 5 mètres l'un de l'autre (règle 2.1.3). Avertissement puis pénalité de 5 minutes, disqualification en cas de répétition.
- Combinaison obligatoire (jambes et torse d'une seule pièce) sauf si l'eau dépasse 19 °C, auquel cas elle devient facultative (règle 3.2.2).
- Pull-buoy autorisé, taille totale maximale 32 × 30 × 15 cm (règle 3.5.1). Palmes interdites (règle 3.5.3).
- Plaquettes autorisées et utilisées par presque tout le monde.
- Matériel obligatoire par équipe : un bandage compressif étanche, deux sifflets (un par personne), deux gobelets pliables ou flasques pour les ravitaillements, en plus des dossards, puce et bonnet fournis.
- Tout ce qui part avec vous revient avec vous : impossible de laisser les plaquettes après la dernière nage.
La combinaison
Une combinaison de swimrun, pas de triathlon : coupée aux genoux (ou avec jambes détachables), zip devant pour l'ouvrir en courant, manches courtes ou amovibles, souvent avec une poche. Elle se porte ouverte jusqu'à la taille sur les longues sections de course et refermée avant chaque entrée dans l'eau.
Le critère numéro un est l'absence de frottement au cou et aux aisselles après trois heures : essayez-la sur une vraie sortie longue, pas seulement en piscine. Si l'eau de votre course est chaude (Méditerranée en juin), une combinaison fine ou un simple top néoprène peut suffire, mais vérifiez la température prévue et la règle des 19 °C.
Les chaussures
Légères, drainantes (elles doivent vider l'eau en quelques foulées), avec une accroche correcte sur rocher mouillé. Beaucoup de swimrunners courent en chaussures de trail légères à mesh ouvert ; certaines marques font des modèles dédiés avec des trous de drainage. Évitez les modèles à membrane imperméable : ils gardent l'eau.
Le lacet doit être bloqué (lacets élastiques ou double nœud) : perdre une chaussure dans une sortie d'eau est un classique.
Plaquettes et pull-buoy
Les plaquettes compensent la traînée des chaussures et de la combinaison ; le pull-buoy remonte les jambes qui, en chaussures, coulent. Les deux se gardent en courant : plaquettes tournées sur le dos de la main ou glissées à la ceinture, pull-buoy attaché à la cuisse par un élastique pour ne pas avoir à le tenir.
Choisissez des plaquettes moyennes (les grandes fatiguent les épaules sur 5 km de nage cumulés) et un pull-buoy dans les dimensions du règlement, avec une sangle de cuisse : il y a des modèles conçus pour ça.
Le reste
- Lunettes : une paire que vous connaissez, portée sur le front en courant. Antibuée obligatoire.
- Bonnet : fourni par la course, souvent obligatoire dans l'eau pour la visibilité.
- Corde : élastique de 3 à 5 mètres entre les deux équipiers, autorisée et très utilisée (voir le guide du binôme).
- Sifflet et bandage : dans la poche de la combinaison, accessibles sans l'ouvrir.
- Gobelet pliable : la plupart des ravitaillements n'ont pas de gobelets.
- Alimentation : gels ou barres dans la poche ; on ne peut manger qu'en courant.
L'introduire dans l'ordre, pas tout le premier jour
C'est l'erreur la plus fréquente : la première séance en combinaison, plaquettes et pull-buoy, et des épaules cassées pour une semaine. Endu introduit le matériel par phase, et c'est une bonne règle même sans plan :
| Phase | Nage | Bricks |
|---|---|---|
| Base (premières semaines) | Pull-buoy seul : apprendre à nager sans les jambes | Sans matériel, ou pull-buoy |
| Construction | Plaquettes + pull-buoy | Plaquettes + pull-buoy |
| Spécifique (4-5 dernières semaines) | Tenue complète, eau libre | Tenue complète, combinaison comprise |
| Affûtage | Technique, transitions courtes | Transitions rapides (6 entrées-sorties) |
Votre plan, calculé sur votre niveau
Les chiffres de ce guide sont ceux d'un profil type. Le vôtre dépend de votre VMA, de vos jours disponibles et de votre volume actuel : Endu le génère en deux minutes. 14 jours d'essai, annulable à tout moment.
Générer mon planQuestions fréquentes
- Peut-on faire un swimrun sans combinaison ?
- Si l'eau dépasse 19 °C, le règlement ÖTILLÖ la rend facultative. Sur une course courte en eau chaude, certains courent en trifonction. Mais la combinaison apporte aussi de la flottabilité : sans elle, la nage en chaussures est nettement plus dure.
- Quelle taille de pull-buoy ?
- Au maximum 32 × 30 × 15 cm au total (règle ÖTILLÖ 3.5.1). Un pull-buoy de piscine classique convient ; les modèles « swimrun » ajoutent une sangle pour l'attacher à la cuisse.
- Les palmes sont-elles autorisées ?
- Non, sur les courses ÖTILLÖ et la plupart des courses françaises. Inutile donc de s'entraîner avec.